Racisme et Xénophobie

Le contraire de l'intégration est l'exclusion. Cette exclusion, ce rejet de l'autre peut se fonder sur la peur des étrangers: c'est ce qu'on appellela xénophobie! Le rejet de personnes en fonction de leur origine ethnique est ce qu'on appelle le racisme! hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.com "La terre est ma patrie et l'humanité ma famille", affirmait le poète libanais Kalîl Gilbran... Hélàs, l'<>, l'étranger, celui dont le seul tort est d'être différent, a toujours été victime de préjugés qui ont servi à l'exclure et souvent à le massacrer. Au XXe siècle, de véritables théories racistes animeront certains mouvements politiques, qui aboutiront à l'horreur des plans d'extermination systématique mis en oeuvre par les nazis. Les antécédents Le terme de "racisme" est très récent: il date du XXe siècle. Mais les premiers hommes éprouvaient des préjugés racistes, mais il semble que ces sentiments remontent très loin. Ainsi le philosophe de la Grèce antique Aristote justifiait-il l'esclavage par l'idée d'une infériorité naturelle des "Barbares". De même, l'antisémitisme, l'hostilité envers les Juifs, date de plus de 2 000 ans. il s'agissait alors surtout de préjugés contre des cultures ou des religions. Mais la persécution contre les Juifs change de nature au XVe siècle, quand apparaît en Espagne l'idée de Limpiez de sangre ("pureté du sang"): les "marranes" (les Juifs convertis au christianisme) sont victimes de discriminations légales alors même qu'il n'y a plus le prétexte de la différence de religion. Les Indiens La conquête du Nouveau Monde s'est acompagnée de cruautés inouïes contre les peuples d'Amérique. Les soi-disant "Bons chrétiens" qui agissaient ainsi se justifiaient en déclarant que les indiens étaient des "êtres inférieurs" et des "esclaves par nature". Cette position a été combattue avec fougue au sein de la Chrétienté en 1542 par celui qu'on peut considérer comme l'un des premiers antiracistes, le prêtre dominicain Las Casas. La Traite des Noirs C'est aussi la colonisation de l'Amérique qui a produit la Traite des Noirs, la déportation pendant quatre siècles de millions d'Africains, vendus comme esclaves aux colons par les "négriers" européens: 100 000 personnes par an à la fin du XVIIIe siècle. Là encore, l'infériorité supposée des Noirs servait de justification. En 1865, après la guerre de Sécession, les Etats-Unis sont les derniers à abolir l'esclavage, mais les dernières mesures de discrimination contre les Noirs n'y ont été définitivement abrogées qu'en 1965... Et d'autres formes d'esclavage subsistent aujourd'hui encore dans le monde. Les théories racistes La tentaive pour définir "scientifiquement" les races apparaît au XIXe siècle, époque du colonialisme triomphant. Des théories prétendent expliquer l'histoire des peuples à partir de différences raciales. Ainsi le diplomate français Joseph Arthur de Gobineau compare le cerveau d'un indien huron et d'un Européen pour décréter que le premier ne peut contenir un esprit semblable au second. En 1855, dans son Essai sur l'inégalité des races humaines, il affirme que les Aryens, la plus "noble" des races, se sont "souillés" en se mélangeant aux races inférieurs jaunes et noires au cours de leurs migrations depuis l'Asie centrale. Certains s'appuient sur la théorie de l'évolution de Darwin, comme l'Anglais Herbert Spencer vers 1870, pour affirmer que, la nature sélectionnant les meilleurs, les races les plus développées sont supérieures aux autres, et qu'il est logique d'éliminer les individus "inférieurs" ou inadaptés. Le racisme nazi En 1899, l'écrivain allemand Houston Stewart Chamberlain expose dans ses fondements du XIXe siècle une théorie inspirée de Gobineau vantant la plus grande pureté de la race aryenne en Allemagne, ce qui en fait un précurseur direct de la doctrine d'Adolf Hitler, fondateur du parti nazi. Dans Mein Kampf ("Mon combat"), rédigé en 1924, Hitler affirme la supériorité de la "race germanique", menacée de souillure par des races dégénérées, Tsiganes et Juifs en particulier. Outre sa volonté d'une Allemagne puissante et conquérante, sa propagande massive contre les "non-Aryens" contribuera à sa popularité. L'extermination A partir de 1933, les persécutions s'intensifient: boycottage et saccage des magasins tenus par des Juifs, interdiction des mariages entre "Aryens" et Juifs, rafles et déportation des Juifs d'Allemagne, puis de toute l'Europe occupée pendant la guerre, dans des camps de concentration (avec l'aide des gouvernements de certains pays occupés, comme la France de Pétain) et, enfin, extermination dans des "camps de la mort" tels que Treblinka ou Auschwitz. Plus de 5 millions de Juifs ont été tués par les nazis entre 1941 et 1945. La Shoah ( la "catastrophe", nom hébreu donné à ce génocide) est une entreprise systématique d'anéantissement d'un groupe d'humains à l'échelle planétaire, unique en son genre dans l'histoire de l'humanité. La discrimination raciale Après la Seconde Guerre mondiale, l'ONU et l'Unesco n'ont cessé de dénoncer le racisme, ce qui n'a pas empêché certains pays de conserver des législations fondées sur la discrimination raciale. En particulier, à partir de 1948 se met en place en Afriqeu du Sud la politique de l'apartheid, ouvertement raciste: interdiction des mariages mixtes, écoles réservées pour chaque race, interdiction de certain quartiers aux "non-Blancs". La lutte contre l'apartheid a été difficile, mais victorieuse: en 1994, Nelson MAndela, emprisonné pendant 27 ans pour son combat anti-apartheid, est devenu président de la République, à la suite des premières élections législatives au suffrage universel d'Afrique du Sud. hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.com Aujourd'hui encore, le racisme continue. Pourtant, le racisme est intolérable, car on ne peut pas juger une personne par sa couleur de peau, de par ses origines, sa religion, ou sa culture. Il existe trois principaux domaines, formes de racisme: la couleur de peau, l'homosexualité, la religion. C'est un mal obscur qui se nourrit des peurs de l'époque (chômage, insécurité, sida...) et qui empêche de raisonner: il est plus facile de rejeter toutes les fautes sur un "bouc émissaire", l'étranger, le travailleur immigré... Certains partis politiques d'extrème droite qui exploitent et attisent cette haine latente obtiennent des scores électauraux inquiétants dans bien des pays européens, et en premier lieu en France. Face à des discours insidieux qui n'appellent pas ouvertement à la discrimination raciale, les lois sont souvent impuissantes. C'est sur le terrain politique, dans les discussions de tous les jours, sur les bancs de l'école, que se mène le combat contre les idées racistes qui continuent d'empoisonner les rapports entre les hommes. hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.com

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